(♫ Kodakchrome ♪ de Paul Simon, en référence au film argentique couleur qui fut très utilisé jusqu'à l’apparition du numérique)
Un des grands plaisirs que j'ai ici à DDU, c'est d'aller faire un tour au laboratoire photo argentique, situé dans le bâtiment de « Géophys », et qui a servi jusqu'à très récemment au développement des clichés radio de l'équipe médicale. Ce labo est une véritable caverne d'Alibaba et permet de réaliser toutes les opérations de photo argentique en noir et blanc (le procédé couleur nécessite des machines automatisées hors de portée des amateurs et inutile pour les radios). Ainsi, on a une bobineuse qui permet de conditionner en cartouches 135 des films argentiques livrés en long métrage. Ensuite, tout le processus de développement de la pellicule peut se faire grâce à des spires de chargement et des cuves, dans lesquelles on verse des produits chimiques également disponibles : d'abord le révélateur, puis le bain d'arrêt puis le fixateur (tous renvoyés vers la France pour être retraités après utilisation). Enfin une colonne de développement, du papier photo et les chimies associées permettent de faire des triages jusqu'au format A3. La pièce est peinte en noire, parfaitement étanche à la lumière pour le chargement des bobines de films, mais aussi avec une lumière rouge inactinique qui sert à regarder le papier photo avant développement, sans le détériorer. Il faut être soigneux, patient, aimer (un peu) le calcul pour bien caler les temps et les dilutions, mais c'est passionnant. Ne manquerait que l’appareil photo ? Même pas, un vieux Minolta SRT101b de la fin des années 1970 et que j'espère avoir réussi à réparer, trône sur un coin du labo. Il devrait nous livrer ses premiers clichés bientôt. Personnellement, j'utilise mon canon EOS33 du début des années 2000, un des derniers appareil photo argentique fabriqué par Canon.