Le SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine) n'était pas revenu à DDU depuis plus de vingt ans, les voici de retour pour une campagne de sondage des fonds marins. Avec la technologie des sondeurs qui a progressé (512 canaux au lieu de 1 ou 2...) et le perfectionnement du GNSS (Système de positionnement par satellites), ils sont capables de numériser les fonds marins avec une excellente précision. Une petite "barcasse" est équipée à l'arrière d'une perche qui plonge à un mètre de profondeur, avec le sondeur au bout, et de l'autre côté (sur le haut de la perche, donc...), deux récepteurs GNSS permettent de positionner le bateau en latitude et en longitude + le cap. Le bateau n'a plus qu'à se promener pour faire une "fauchée" d'une largeur trois fois supérieure à la profondeur sondée. Avec le glacier de l'Astrolabe qui a vêlé en octobre et a donc laissé des possibilités de circulation entre les icebergs, la moisson s'annonce fructueuse. Elle permettra à l'Astrolabe de trouver des alternatives à sa route d'approche dans le cas où l'Anse du Lion serait congestionnée par des bergs. À noter que "le Pré", le morceau de banquise à l'arrière de la piste du Lion, est bientôt complétement libre de glace, pour la première fois depuis plusieurs années, d'après les anciens, et pourrait être hydrographié à cette occasion.