(♫ Rame d'Alain Souchon ♪)
Après quinze jours d’isolement, enfin un peu de mouvement. Un bus, venu nous chercher de notre prison, nous pose devant le port. Après un embarquement rapide (on apprendra plus tard que le commandant est toujours pressé…) nous voici partis pour faire quelques ronds dans l’eau de la baie de Hobart pour y passer la nuit à l’abri. Il faut dire qu’une tempête passe au large. Aujourd’hui, nous sommes repartis, et après deux heures de navigation protégés de la houle d’ouest, les sacs à vomi se déplient et je fais partie des rares à manger à midi à la cantine du bateau. En montant à la passerelle (où on trouve, pour piloter le navire, un ridicule joystick, beaucoup moins classe que la barre d'Albator...), on peut profiter d'un spectacle dantesque de vagues de 5 à 6 mètres, se mettant en travers de l'Astrolabe, qui culbute comme un bouchon de champagne. Mieux que les attractions de Walibi.
Le soir, une éclipse partielle de soleil vient égayer la encore longue route vers le cercle polaire antarctique.