(♫ Santiano ♪ de Hughes Aufray repris par les Marins d'Iroise)
Aujourd'hui, après quinze jours d'emprisonnement, le voyage reprend. On va prendre le bateau...
Le vent qui souffle au dessus de l'Océan, déforme la surface de l'eau. Et s'il souffle assez fort et suffisamment longtemps, les vagues grandissent et deviennent hautes. Il faut aussi tenir compte de l'espace qu'ont les vagues pour se former (le fetch : étendue d'eau sans obstacle continental). Ainsi, on dit que pour qu'elles soient formées, les vagues ont besoin de temps et d'espace. Or dans sous les latitudes sud (40è rugissants, 50è hurlants et océan austral), l'espace ne manque pas (pas de terre pour limiter l'action du vent sur les mers), et le vent souffle fort souvent longtemps.
Même quand le vent a fini de souffler, les vagues continuent de se propager : c'est la houle. Cette houle se caractérise par la hauteur des vagues et la période (temps qui sépare le passage de deux vagues). L'Astrolabe et ses passagers doivent encaisser des vagues de cette houle, souvent importante (grande hauteur et période longue)... Et pour le passager, c'est le mal de mer, car les montées et les descentes du navire, dans un sens ou dans l'autre (roulis et tangage, voire les deux si la houle est « croisée ») déstabilise l'oreille interne du passager qui finit par avoir des nausées. Pour lutter contre, les marins préconisent de suivre la règle des 5F qui invite à minimiser ces cinq facteurs : Froid, Faim, Fatigue, Frousse et « Foif »...