(♫ Bibifoc ♪ Oui, Céline, j'ai osé le générique du dessin animé des enfants nés il y a plus ou moins 40 ans...)
Ils commencent à revenir depuis le milieu du mois dernier, les phoques de Wedell, mais aussi Crabier, profitent des rivières qui se creusent dans la banquise pour aller faire bronzette sur la plage de glace. En cette période de l'année, les femelles vêlent un « veau » (c'est comme ça qu'on appelle un bébé phoque) et les mâles entourées de femelles (le « harem ») ne va pas tarder à les féconder, y compris celles qui viennent juste de vêler. Pas de perte de temps en Antarctique, les beaux jours sont comptés... L’œuf fécondé ne se développe pas tout de suite, il est en « diapause embryonnaire » c'est à dire que son développement est stoppé pendant un moment et reprend plus tard. Cela permet au veau d'arriver au moment idoine, c'est à dire au printemps austral. Ce phénomène est aussi observé chez les chevreuils, entre autres.
Le veau qui vient juste de naître (et on a eu la chance d'en observer un le 28 septembre...) pèse une trentaine de kilos, il est tout plat, mais va vite prendre du volume, ainsi que du poids, puisqu'il va prendre 100Kg jusqu'à son sevrage d'ici sept semaines. Jimmy accompagné de volontaires va venir les inspecter régulièrement, les compter, et vérifier s'ils sont déjà transpondés grâce à un lecteur spécifique (voir photo). Si ce n'est pas le cas, il faudra leur implanter une puce afin de pouvoir assurer le suivi de population.