(♫ Le printemps de Vivaldi ♪ musique d'attente par excellence)
Les manchots empereurs sont de retour depuis plusieurs jours et sont même arrivés par paquets de 700 le week-end dernier. Le souci, c’est qu’à peine arrivés, ils vont se planquer derrière l’île Rostand et sont donc invisibles depuis l’île des Pétrels où nous sommes enfermés depuis mi-décembre. L'espoir repose donc sur la banquise qui s'est bien formée la semaine dernière, avec la crainte, cependant, que la tempête Samuel (la quatrième depuis l’arrivée de la TA72), casse tout. Si elle a fait débâcler tout le côté de l’île au large du mât ionosphérique, l’arrière n’a pas été touché.
Aiguillonné par Jimmy, qui a besoin de baguer les Pétrels Géants Antarctique présents sur Rostand, JP notre DISTA a procédé à un forage de banquise. Le passage du bord est délicat car la houle fait respirer la banquise. Il fait mettre son pied au centre des blocs de glace que l’on arrive à repérer avec le mouvement de la houle. Puis le perforateur creuse et les données d’épaisseur sont communiquées à ceux restés au bord au cas où (Adrien et moi…). Finalement toute une largeur du pré est sondée et les épaisseurs sont assez confortables : 30 à 40 cm.
Mais c'est sans compter qu'un train de houle puissant (Nord, 3,5m/14s au large) est venu tout casser en fin d'après-midi. Bref, « en Antarctique, pas de pronostics ».